(A.P.Hawzah) -Hojjat al-Islam val-Muslimin Mohammad Reza Fouadian, spécialiste de la question du Mahdisme, a évoqué le thème des « faux prétendants liés au Mahdisme dans les différentes religions », que nous présentons à vous, chers lecteurs
Les vagues de personnes prétendant entretenir un lien particulier avec l’Imam du Temps (aj) ne se limitent pas au monde chiite. Des exemples similaires ont été observés au sein d’autres confessions.
Les faux prétendants liés au Mahdisme dans les différentes religions
Chez les sunnites, certains individus ont également revendiqué le titre de Mahdi. Lors des récents événements régionaux, des groupes ont même tenté d’imposer la figure du soi-disant « Mahdi soudanais », illustrant la présence de ce phénomène aussi parmi les sunnites.
Le christianisme n’est pas en reste : au fil de l’histoire, plusieurs personnes ont affirmé être le Sauveur ou le Messie promis. Encore aujourd’hui, en Russie, un homme se présente publiquement comme le Christ attendu.
Dans le judaïsme également, ce type de dérive a marqué l’histoire. L’un des cas les plus connus est celui de Shabbataï Tsevi, qui se proclamait Messie et prétendait conduire le peuple juif vers la Terre promise.
Il encouragea ses partisans à vendre leurs biens et à le suivre avec leur argent et leurs documents. En imitant à l’envers le miracle du prophète Moïse (que la paix soit sur lui), il envoya ses adeptes dans une rivière ; leurs biens furent confisqués et nombre d’entre eux périrent.
Ce phénomène s’explique par l’aspiration profonde des sociétés à l’apparition d’un Sauveur.
Dans toutes les traditions, certains individus avancent de fausses prétentions à un lien avec le Sauveur ou se présentent eux-mêmes comme le Messie attendu. Ces discours trouvent leur origine dans l’attrait particulier et la force émotionnelle que la figure du Sauveur exerce sur l’opinion publique
Critères de reconnaissance des faux prétendants liés à la question du Mahdisme
La question essentielle est de savoir comment distinguer une prétention véridique d’une prétention mensongère.
Les faux prétendants présentent généralement plusieurs caractéristiques communes :
1. Ils remplacent l’argumentation rationnelle par des récits de rêves et de visions, qui ne peuvent en aucun cas servir de critère pour distinguer le vrai du faux.
2. Ils discréditent les autres, qualifient les savants d’ignorants et interdisent à leurs adeptes de consulter les autorités religieuses reconnues.
3. Ils prônent une forme de permissivité, suspendent des obligations religieuses fondamentales telles que la prière ou le khoms, et détournent progressivement les croyants de la foi.
Selon les enseignements religieux, la réaction juste face à ces prétentions est de se référer aux savants authentiques.
Le véritable érudit est celui qui, en s’appuyant sur le Livre, la Sunna, le consensus et la raison, exerce l’ijtihad et éclaire la communauté.
Si nous constatons que quelqu’un s’oppose aux principes de la religion, refuse le recours aux savants, et que ses propos sont faibles, incohérents et fondés sur des rêves et des visions, nous devons savoir qu’il existe un risque réel de tomber dans le piège de ces faux prétendants.
Ces critères nous aident à rester à l’abri des imposteurs et à emprunter la voie juste de l’attente, qui consiste à suivre les commandements de la religion et à se conformer aux savants sincères.
Cette question revêt une importance particulière, car à l’époque de l’Occultation, discerner le vrai du faux et préserver des croyances authentiques compte parmi les devoirs les plus essentiels des véritables attendants.




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